Infos Pays

Origines

Le nom du Panama est issu d’origines diverses: La première provient de fruits comestibles poussant sur un arbre que l’on appelait «Panama».

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Les indiens Kunas, quant à eux, affirment que «PA NA MA» signifie « loin d’ici » dans leur propre langue. Cela correspondrait à la réponse qu’ils donnaient aux conquistadors espagnols en quête d’or.
Une autre version est que Panama signifie en langue indigène «abondance de poissons».
L’Isthme de Panama a été découvert par l’explorateur espagnol Don Rodrigo de Bastidas en l’an 1501 qui était accompagné par Vasco Nuñez de Balboa. Un an plus tard, en 1502, Christophe Colomb visita l’Isthme durant son quatrième et dernier voyage. Avant l’arrivée des espagnols, environs 80 tribus indigènes vivaient sur le sol panaméen.

Histoire

 PANAMA PRECOLOMBIENNE ET COLONIALE: Les archéologues ont trouvé dans la province de Chiriquí des vestiges de civilisation remontant 12 000 ans avant Jésus Christ. Ruines de monuments, de grandes quantités de céramiques ont été découvertes comme les fameuses «Huacas» et autres bijoux en or. La plus ancienne pièce d’Amérique latine datant de 2 130 années avant J-C a été trouvée dans la province centrale de Herrera.

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C’est en 1502 que Christophe Colomb, qui se dirigeait vers l’île Hispanola (l’île composée par la République Dominicaine et Haïti) avec son galion chargé de richesses, accosta le long du fleuve Belén à cause de la tempête, lieu où a été construite postérieurement la première colonie Santa Maria de la Antigua.
En 1511, Vasco Nuñez de Balboa arrive dans la région du Darién et découvre en 1513 la mer du sud. 6 ans plus tard, en 1519, suite à des conflits d’opinions qu’il eut avec le gouverneur de l’époque Pedro Arias de Avila, appelé Pedrarías, Vasco de Nuñez a été décapité dans le village de Acla. L’exploration du Pacifique a permis de trouver un site sain: Panama.
Avec la création de la première ville sur la côte pacifique, les espagnols traversèrent l’Isthme par le Camino Real en 1519, et plus tard en 1533 suivant le fleuve Chagres et le Camino de Cruces permettant d’acheminer les richesses trouvées en Amérique du sud. La prolifération des pirates, filbustiers et autres corsaires a entraîné la création de fortifications sur la côte des Caraïbes: Portobelo et San Lorenzo.
En 1671, le pirate Henry Morgan attaqua la ville de Panama (ruines de Panama la Vieja), obligeant le gouverneur Don Guzman à y mettre le feu et contraingant le peuple à fuir. La population s’est réfugiée sur les flancs du Cerro Ancón où la nouvelle ville fut créée le 21 janvier 1673 (Casco Viejo ou Antiguo). L’aspect principal pris en compte pour établir la nouvelle ville fut l’aspect défensif afin de prévenir de nouvelles attaques de pirates. Un formidable bastion de murailles fut construit à partir de 1675.
Tout au long du XVIII8ème siècle, la ville va changer sa physionomie: des constructions aux influences italiennes et françaises s’élèvent parmi les vieux bâtiments coloniaux transformant ainsi la ville en cité cosmopolite. Les nombreuses guerres civiles ont mené le Panama à proclamer son indépendance le 28 novembre 1821. Le pays faisait alors parti de la grande Colombie (actuel Pérou, Venezuela, Bolivie, Equateur, Colombie).
L’EPOPÉE DU CANAL DE PANAMA : Au XIX ème siécle, de nombreuses expéditions se déroulèrent pour analyser la faisabilité d’une voie transocéanique pour la partie française citons l’éxpédition de Lucien Bonarparte Wyse et du géographe Armand Reclus. En 1855, la ville connut un fort essor dans l’activité commerciale en raison de la découverte de mines d’or en Californie ce qui engendra la construction du chemin de fer « Transísmíco » : Le Panama Canal Railway.
L’aventure mentionnée dans les livres d’histoire français comme le « scandale du Panama » a commencé en 1875 avec le comte Ferdinand de Lesseps, génial constructeur du Canal de Suez. La compagnie universelle française n’a pu lutter ni contre les maladies tropicales ainsi que les scandales financiers. En 1889, les Français cédèrent donc la place aux Etats-Unis d’Amériques qui terminèrent la voie navigable en 1914 et soutinrent par la même la séparation du Panama de la Colombie le 3 novembre 1903.

Géographie

Situé au centre de l’hémisphère occidental, le Panama a pour frontière la mer des Caraïbes (Atlantique) au nord, l’océan Pacifique au sud, la Colombie à l’est et le Costa Rica à l’ouest. Quatrième pays d´Amérique centrale par sa superficie, le Panama offre des paysages d´un grande variété.

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Le pays couvre une surface de 75 000 km carrés. Il est composé d’une cordillère dont certains sommets peuvent dépasser les 3400 mètres (Volcan Baru), formant ainsi l’épine dorsale de ce pays en forme de « S » couché. Les plaines représentent 85% du territoire. La forêt tropicale domine la zone du Canal, la côte des Caraïbes ainsi que la moitié orientale du pays. Les 1518 îles sont répertoriées dans la zone territoriale du Panama qui compte trois Archipels: Las Perlas, Bocas del Toro, San Blas ou Kuna Yala. 150 fleuves coulent le long du pays et plus de la moitié du Panama est couverte par la forêt. Dans la zone du Canal, la partie la plus étroite du pays, seuls 52 km séparant le Pacifique, de la Mer des Caraïbes.

Climat

Le Panama a deux saisons bien marquées; la saison sèche et la saison des pluies. La première va du mois de Décembre jusqu’au mois d’Avril. Le reste de l’année, les pluies tropicales tombent une à deux fois par jour. Les températures changent beaucoup entre la montagne et la mer avec des températures variant de 26º à 32º pour la Capitale.

Population

La langue officielle du Panama est l’espagnol. L’anglais est également parlé et compris dans les grandes villes. Le pays a pour religion majoritaire le catholicisme avec diverses célébrations religieuses tout au long de l’année. Il existe aussi d’autres religions comme le protestantisme, le judaïsme ainsi que la religion musulmane.

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La population s’élève à environ 2.8 millions d’habitants avec une densité moyenne de 34 habitants au kilomètre carré. C’est une population jeune et urbaine avec de multiples métissages. Le creuset ethnique panaméen se compose de descendants d’immigrants européens (espagnols, italiens, français, allemands…), d’anciens esclaves noirs affranchis, diverses communautés indigènes venant de la côte ou de la montagne, des chinois, des indiens etc. Cette grande diversité ethnique forme la population du Panama.
Le pays compte 5 territoires autonomes indigènes (Cemaco, Wargandí, Madungandí, Kuna Yala, Ngobe Bugle) établies tout le long de l’Isthme, provinces aux paysages uniques et regorgeant de richesses. Les trois ethnies indigènes les plus présentes sont:
•  Les kunas: Cette ethnie compte environ 60 000 personnes qui vivent sur l’archipel de Kuna Yala ainsi que dans la capitale. Sans aucun doute un des plus beaux endroits du Panama avec les 350 îles qui forment l’archipel. L’artisanat: les Molas conçues par les femmes Kunas sont d’une incroyable précision et leur permet grace à la vente aux touristes d’obtenir un revenu économique non négligeable. L’anthropologue français Michel Perrin est un des meilleurs spécialistes de cette ethnie.
• Les Ngobe-Bugle: Le groupe indigène le plus important du Panama avec plus de 150 000 personnes. Leur territoire s’étend de la côte Caraïbe jusqu’à Veraguas en passant par Bocas del Toro. Les Ngobe-Bugle sont également connus sous le nom de Guaymie et se distinguent par leurs vêtements et colliers colorés. Isolée des grandes villes, cette ethnie vit dans une extrême pauvreté. L’anthropologue française Francoise Guionneau-Sinclair a étudié leurs traditions en détail.
• Les Emberas et les Wounaan: Ce sont deux ethnies provenant de la province colombienne de Choco avec une population de 30 000 personnes réparties entre la jungle du Darién jusqu’aux rives du fleuve Chagres qui alimente le Canal de Panama. Les Emberas et Wounaan vivent de la pêche, de la chasse ainsi que de la cueillette de fruits et autres plantes comestibles. Leur artisanat est particulièrement apprécié pour sa finesse, avec la sculpture de l’ivoire végétal, la tagua et le tissage de panier, à base de fibres de palmiers.